🥩 Jerky Flyé – Quand le bœuf sort du menu

🥩 Jerky Flyé – Quand le bœuf sort du menu

Il y a deux mois, mon fils Théodore est arrivé dans nos vies. Deux mois plus tard, on apprenait qu’il était intolérant à la protéine bovine. Ça veut dire quoi concrètement ? Plus de bœuf. Plus de fromage. Plus de beurre. Plus de produits laitiers. Ma blonde allaite, donc tout ce qu’elle mange passe par lui. Et l’allaitement, c’est pas juste beau sur Instagram — c’est exigeant, ça brûle de l’énergie, ça demande une alimentation solide, riche, nourrissante. Pas le temps de vivre sur des craquelins pis des salades tristes.

Comme souvent, quand la vie nous enlève quelque chose, elle nous pousse à devenir plus débrouillards. Je me suis donc mis en mission : trouver une collation protéinée, dense, savoureuse, facile à garder sous la main, sans trace bovine. Après plusieurs essais, plusieurs batches trop salées, trop sèches ou pas assez punchées… j’en suis arrivé à une évidence bien flyée : le jerky de porc ou de chevreuil, c’est dur à battre. Ça se transporte partout, ça se conserve bien, ça nourrit pour vrai, pis ça goûte le feu de bois quand c’est bien fait. Voici la version que je préfère.


🔪 La viande

Je prends une longe d’environ 3 lb (porc ou chevreuil) et je tranche en fines lanières d’environ 1/8 de pouce. Petit truc : quand la viande est légèrement semi-gelée, les tranches sortent propres et régulières.


đź§‚ La marinade

Âľ tasse cassonade
1 tasse sel kosher
3 c. Ă  soupe flocons de chili
Zeste + jus de 1 citron
3 gousses d’ail
4 c. à soupe gingembre frais haché ou broyé
2 c. à soupe paprika fumé
1 ½ tasse d’eau

Je fais bouillir l’eau, j’ajoute tous les ingrédients, je mélange jusqu’à ce que la texture devienne bien opaque et homogène. Ensuite, direction frigo jusqu’à ce que la marinade soit complètement froide — important de ne jamais mettre la viande dans une marinade chaude.

Je mets les tranches dans un sac Ziploc, j’ajoute la marinade, je retire l’air et je laisse reposer 24 heures au frigo.


🔥 Cuisson

Après 24 h, je passe le tout au tamis pour séparer la viande de la marinade (je garde le liquide pour badigeonner légèrement pendant la cuisson). Direction fumoir charbon, granules ou offset à 185–225°F pendant environ 2 heures. Je vise une température interne minimale de 160°F pour la sécurité, jusqu’à 180°F si je veux une texture plus sèche. Pas de fumoir ? Le four à basse température fonctionne très bien, et un peu de fumée liquide peut donner un coup de pouce côté saveur.


đź§Š Conservation

Sous vide et congelé, c’est parfait pour faire des réserves. Sinon au frigo, ça se garde environ un mois si bien séché.


Au final, ce jerky-là, ce n’est pas juste une recette. C’est une adaptation. C’est la preuve que la débrouillardise ne s’arrête pas à l’atelier ou au bord de l’eau. Parfois, elle commence dans la cuisine, pour prendre soin des siens. Et honnêtement, un sac de jerky maison dans la poche avant une sortie de pêche ou une longue journée avec un bébé de deux mois… ça vaut toutes les barres protéinées du monde.

Retour au blog

Tous nos blogues en primeur, rien que pour vous!

Abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir tous nos nouveaux blogues et produits en exclusivité!

En plus, profitez de 10 % de rabais sur votre première commande en vous abonnant.